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Durancamps Folguera,
Rafael
(Sabadell 1891 - Barcelone 1979)
Rafael Durancamps fut passionné de peinture depuis son enfance.
Mais il dû faire preuve de ténacité face aux réticences de son père
qui ne voyait pas ses projets artistiques d’un œil favorable. Cette
même ténacité lui permit d’acquérir une bonne technique, et surtout,
un art très sûr qu’il exerça à Sabadell, Paris, Cadaqués ou Barcelone:
autant de lieux que l’on retrouve présents dans ses œuvres.
Il fut pratiquement autodidacte
puisqu'il n’assista qu’aux cours du soir de Joan Vila Cinca aux
Arts et Métiers de Sabadell (Escuela Industrial de Artes y Oficios).
Il semble également que l’opposition de sa famille (d’importants
industriels du textile qui ne pouvaient envisager pour lui une carrière
artistique) ait intensifié sa vocation de peintre; les séjours à
Madrid que nécessitait l’usine familiale lui permettant par ailleurs
l’étude des grands maîtres exposés au musée du Prado.
Joaquim Mir ayant passé une saison à
Mollet del Vallès, il s’établit entre les deux hommes une
étroite relation. L’influence du chef de file du mouvement postmoderniste
catalan se reflète dans des notes et les toiles réalisées à ce moment-là.
C’est avec acharnement que Durancamps poursuit alors sa vocation
aboutissant à sa première exposition à Barcelone aux Galeries Laietanes
où il donne à voir un ensemble de paysages appelés des "Vibrations".
Le succès obtenu l'encourage à séjourner à Madrid.
De retour dans sa ville, il participe
à divers concours (où il obtient d'importants prix dont la Médaille
Masriera en 1920) et, en 1929, il décore huit panneaux dans les
Casas Consistoriales del Pueblo Español. Il expose durant cette
période à plusieurs reprises dans la Sala Parés.
Durancamps effectue un nouveau voyage
à Paris où il réside jusqu’en 1937 et où il retrouve Picasso
qui l'encourage à exposer dans la galerie Zak. Le succès obtenu
est considérable et va crescendo à chacune des nombreuses expositions
qu’il réalise dès lors.
De retour en Espagne pour voir sa famille à Saint-Sébastien, il
en profite pour faire une exposition dans cette ville, en 1939.
La même année, il expose à nouveau ses œuvres dans la Sala Parés
de Barcelone, dans laquelle il n'a cessé d'exposer jusqu'à sa mort.
Il effectue de nombreuses expositions
à Madrid, Sabadell, Bilbao, Valence, Londres et Philadelphie, rencontrant
toujours un extraordinaire succès et forçant l’admiration par sa
très forte personnalité picturale. Bien qu’initialement influencée
par Mir, son œuvre a rapidement évolué pour faire une place de plus
en plus importante aux traits et ainsi qu’à des coloris sobrement
beaux.
Ses natures mortes, qu'il a traitées
avec une profusion de lignes “zurbaranesca” et de limpides transparences,
sont un prodige de sérénité et d’élégance. Leur facture est si personnelle
qu'elle échappe totalement aux canons de la peinture contemporaine.
Ses paysages et ses scènes “costumbristas” (spécialement ses corridas
et ses “ciels”, exprimant le drame de la fête) sont d'une qualité
exceptionnelle.
L’œuvres de Durancamps se trouve aujourd’hui
dispersée dans différents musées de Barcelone, de Madrid et à travers
le monde.
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